4 février 2015

Je fais remonter cet article car je ne cesse de constater que j'ai de nombreuses visites de personnes qui s'intitient au patchwork , parfois toutes seules .

J'ai écrit en 2013  que je ne donne plus de cours , cependant si ça intéresse quelqu'un,  je peux développer sommairement les étapes que j'ai décrites plus bas :le montage simple , les incrustations etc

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19 février 2013

Je m'aperçois qu'un certain nombre de personnes qui visitent ce blog, voire qui s'y sont abonnées , sont des adeptes confirmées  ou plus récentes  du patchwork .Je vais donc faire quelques commentaires à ce sujet, sachant  que je n'ai aucune intention de faire un cours ,car, personnellement, je n'en fais plus .
Quand j'ai ouvert ma boutique , il y a une 20 aine d'années, une de mes clientes , Madeleine , une délicieuse vieille dame de 75 ans qui était très créative ,  appelait le  club de patchwork qu'elle fréquentait : "l'ouvroir" ...20 ans après , on s'aperçoit qu'on n'a pas avancé partout de la même façon !

Je l'ai déjà dit quelque part, le patchwork est un excellent moyen de muscler sa créativité .J'ajoute que c'est également un merveilleux moyen d'entretenir son intelligence , voire même de la développer puisque l'on sait à l'heure actuelle que , non seulement , on construit des connexions entre les neurones  , mais que les neurones se renouvellent ...

Pour apprendre le patchwork ,il n'est pas utile de s'engager dans une formation longue , de style ouvroir comme le disait Madeleine  ,qui ne donne pas une vue d'ensemble des difficultés .Il vaut mieux faire un apprentissage intelligent.

Avant tout , je conseillerais d'oublier le montage main ,qui est inutilement  ringard et vraiment handicapant pour la créativité .
Il y a suffisamment d'occasions de faire du travail main : appliqués , broderies , matelassage etc...sans compter les motifs qui se travaillent difficilement à la machine , comme le montage des polygones , ou même pas du tout comme le" cathedral windows" , qui résulte d' un système de pliage .

Quand  je donnais des cours,  j'avais divisé le programme en quelques étapes :

1- le montage simple des éléments :

ceux qui se montent en ligne droite , soit horizontale , soit diagonale .

2- le montage des éléments incrustés ..c'est à dire de ceux qui , quelle que soit la façon dont on les prend , ne peuvent pas être assemblés en ligne droite .

incrustation

3- l'assemblage des lignes courbes ..le chemin de l'ivrogne par exemple .

 

images

(image empruntée sur le Net)

4 - le montage sur fondation : log cabin par exemple , tissu  , intissé , y compris la fondation papier ... cette dernière technique  datant de plus de 20 ans .

5 - le travail machine en général ,qui permet , grâce à la solidité des coutures ,des combinaisons nouvelles des motifs traditionnels .Je citerais ,entre autres ,le travail moderne issu de celui des indiens séminoles ...
Voir  : "basic seminole patchwork " de Cheryl Greider Bradkin...
toujours édité.

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Avec ces techniques, on peut également faire des étoiles en 3 fois rien de temps...au lieu de couper des petits losanges .
Dans mes débuts en patchwork aux Beaux arts à Toulon ( dans les années 80....) j'avais fait un coussin pour une amie (!)avec une petite centaine de losanges découpés sur gabarit : c'est à  dire qu'il fallait d'abord découper les losanges
en intissé thermo collant (ou en  bristol) pour faire les formes .Bonjour le travail pour un coussin qui n'a pas dû avoir une longue vie !

Pour faire un travail moderne et vraiment créatif ,je conseille également de ne pas s'encombrer de règles paralysantes  du type:
"le vrai patchwork c'est ..."

Les coutures se couchent ,en principe,  sur un même côté pour deux raisons : l'une est caduque  et tient au remplissage
ancien de duvet , ou autres fibres qui pouvaient  passer entre les coutures ...ET quand elles étaient faites à la main , et la deuxième pour qu'on ne voit pas le tissu plus foncé par transparence .Dans d'autres cas, il peut être parfois  utile d'ouvrir les coutures .
Je dirais également qu'il ne faut pas faire une fixation sur la taille des morceaux .Il peut être très agréable de faire une petite nappe,  par exemple, en agrandissant beaucoup certains éléments , tout en les combinant avec d'autres plus petits ou en décorant les espaces visuellement trop grands avec des appliqués , broderies etc...

Je dirais également que le matelassage n'est pas toujours de mise  .Certes c'est plus beau dans la majorité des cas ,mais j'ai rencontré une femme obnubilée par le matelassage d'un Tifaifai qu'elle avait ramené de Tahiti ...sans commentaire !

...enfin ,en tous les cas, il faut se faire plaisir !

Il existe sans aucun doute de très bons bouquins pour apprendre les bases ...

Bon travail !

 

PS : en cliquant sur le mot Tifaifai ,ci dessus , on peut visualiser une vidéo très intéressante sur le travail du Tifaifai ..